Chez les catholiques, le presbytère est l’endroit où habite le curé d’une paroisse et éventuellement ses vicaires. Cette habitation dans laquelle un pasteur peut inviter des fidèles est souvent située à proximité immédiate des églises paroissiales.

Le terme est aussi vieux que le christianisme lui-même. Saint Paul et Saint Pierre utilisaient déjà le terme de « presbuteros » dans leurs lettres écrites en grec (Paul : 1 Tim, 5-17 et Pierre : 1 Pi, 5-1). Il s’agissait alors, dans chaque nouvelle communauté créée, d’avoir un « conseil des anciens ». Le mot presbuteros qui signifie « le plus ancien », évoque donc les autorités d’une communauté chrétienne naissante.
Le mot prêtre possède la même étymologie que presbytère mais il est également défini par le mot sacerdos qui signifie « ceux qui offrent le sacrifice ».

Ainsi, par extension le presbytère est devenu le lieu où vit celui qui gouverne la communauté et offre le sacrifice, donc le prêtre. Par ailleurs, le mot presbyterium constitue l’ensemble des prêtres du diocèse.

Depuis la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, tous les presbytères construits avant cette date ont été confisqués par l’État et sont à la charge des communes tant qu’un ou plusieurs prêtres en ont l’usage. Les paroisses payent les charges de fonctionnement et l’entretien courant mais ne financent pas les travaux de restauration qui incombent aux mairies.
Les presbytères construits après 1905 sont, en revanche, la propriété des associations diocésaines et ne reçoivent pas d’aides publiques.

 

Nous n'avons malheureusement aucune archive concernant cette demeure. Le presbytère de notre commune est devenu une propriété privée.